La science, la cité

Le blog d'Antoine Blanchard alias Enro

 

lundi 29 décembre 2008

Darwin qui vient dîner

Cela ne vous aura pas échappé, 2009 est l'année Darwin, célébrant à  la fois le bicentenaire de la naissance de notre homme et les 150 ans de son chef d'oeuvre, De l'origine des espèces. Le président de la Société linéenne qui avait accueilli les exposés de Charles Darwin et d'Alfred Wallace déclara dans son rapport annuel : Cette année [1859] ne fut point marquée par aucune de ces découvertes qui, en quelques sorte, révolutionnent d'un seul coup le domaine scientifique où elles s'appliquent. Ah, s'il avait su !

Pour fêter cette nouvelle année, je ne peux m'empêcher de reprendre le chouette travail geekesque et auto-référentiel à  souhait de Pierre Lindenbaum : un portrait de Charles Darwin obtenu par… algorithme génétique.

Selon ce principe informatique emprunté à  la biologie, une population de 20 individus évolue en fonction d'un seul critère : que les 50 triangles codés par un individu forment une image la plus ressemblante possible à  l'image de départ. La sélection s'opère au sein de la population, les individus les plus adaptés sont recombinés entre eux pour former une nouvelle génération dont certains individus seront plus performants et d'autre moins, mais en moyenne plus performant qu'à  la génération précédente. On introduit également un taux de mutation pour éviter de s'enfermer dans des minima locaux et le tour est joué. En l'espace de 200 itérations, l'évolution est étonnante ! Une belle démonstration du pouvoir de la mutation pour fournir des formes toutes plus variées les unes que les autres et de la sélection pour ne conserver que les plus adaptées au contexte donné.

Et avec un peu d'avance, je vous souhaite une bonne année à  tous !

mercredi 24 décembre 2008

Lecture hivernale : Terry Pratchett

Les geeks, mais aussi les amateurs de romans humoristiques, connaissent bien les Annales du Disque-monde, la série de Terry Pratchett qui est best-seller au Royaume-Uni. Terry Pratchett n'a pas spécialement de formation scientfique (il a été publicitaire au début de sa carrière) mais les allusions scientifiques abondent dans ses livres, avec toujours une fraîcheur bienvenue. Exemple dans cet extrait de dialogue tiré du Dernier continent (p. 174 de l'édition Pocket) :

— Pardon ? Est-ce que j'ai bien compris ? Vous êtes un dieu de l'évolution ? fit Cogite.
— Euh… c'est mal ? s'inquiéta le dieu.
— Mais elle s'exerce depuis une éternité, monsieur !
— Ah bon ? Mais j'ai commencé il y a quelques années seulement ! Vous voulez dire que quelqu'un d'autre s'en occupe ?
— Je le crains, monsieur, fit Cogite. On élève des chiens pour la férocité, des chevaux pour la vitesse et… ben, même mon oncle fait des prodiges avec ses noix, monsieur…
— Et tout le monde sait qu'une rivière et un pont, ça s'croise aussi, ahaha, dit Ridculle.
— Ah oui ? fit sérieusement le dieu de l'évolution. J'aurais cru que ça ne donnerait rien d'autre que du bois tout mouillé. Oh la la.

Ridculle et Cogite, ces savants un peu maladroits, sont en fait des mages de l'Université de l'invisible, celle qui établit les règles de fonctionnement de l'étrange Disque-monde (quand elle ne les dérègle pas). Lesquelles lois, a pensé Pratchett, mériteraient un livre à  part. Il s'est alors rapproché des fameux scientifiques Ian Stewart et Jack Cohen pour écrire un livre original dans sa forme et son contenu, intitulé La Science du Disque-monde : un chapitre sur deux relate les aventures des mages de l'Université de l'invisible et leur tentative de créer un univers à  partir de rien, et un chapitre sur deux approfondit les pistes ainsi évoquées pour nous offrir une meilleure compréhension de l'univers qui est le nôtre.

J'ai mis ce livre sur ma liste de lecture en même temps que celui de Bill Bryson, et ce n'est pas pour rien : tous deux sont des sommes abordables sur l'état des connaissances, et de très bons vademecums de culture scientifique. Mais il y a des différences flagrantes (au-delà  de l'omniprésence du Disque-monde, qui risque d'ennuyer les novices de cette oeuvre littéraire) : là  où Bill Bryson raffole des petites histoires et des vies épicées des découvertes et scientifiques, Terry Pratchett et ses collaborateurs versent plus dans la philosophie... et l'humour anglais. Ainsi, les deux livres s'ouvrent sur l'origine de l'univers, le big bang et le reste. Mais quand Bill Bryson tente de décrire l'événement colossal que cela représente et la difficulté à  en saisir la substance (que signifie exactement un univers en expansion ? "Dans quoi" est-il en expansion ?), nos auteurs dissertent sur ce qu'est un commencement et si l'univers n'est pas un processus plutôt qu'une entité.

Quelques passages de La Science du Disque-monde m'ont spécialement marqué, comme l'excellente présentation du débat sur la nature du notre compréhension du monde (réalisme vs. idéalisme), cette définition de la science comme méthode qui ne cherche pas à  construire un ensemble de "faits" connus mais consiste à  poser des interrogations gênantes et à  les soumettre à  l'épreuve de la réalité, évitant ainsi la propension de l'homme à  croire ce qui lui fait du bien ou cette réflexion sur notre propension à  remarquer des coïncidences et à  y voir des signes là  où il n'y a que biais de "déclaration sélective". On trouve aussi quelques bonnes tranches de logique à  l'anglaise :

A première vue, tout oppose mages et scientifiques. Assurément, un groupe de gens bizarrement vêtus, vivant dans leur propre réalité, parlant un lagage spécialisé et dont les déclarations entre régulièrement en contradiction flagrante avec le bon sens n'a strictement rien à  voir avec un groupe de gens bizarrement vêtus, vivant dans leur propre réalité, parlant un langage spécialisé et… euh… (p. 11)

Parfois, la meilleure des réponses est une question plus intéressante encore. (p. 15)

On peut regretter par contre au moins une erreur ou imprécision (peut-être due à  la traduction), à  savoir l'utilisation de la notation °K pour le Kelvin (au lieu de K, comme l'explique bien Benjamin Bradu). Dommage aussi que les auteurs, 140 pages après s'être épanché sur le principe anthropique, écrivent (p. 483) : A de nombreux titres, il est stupéfiant que la vie terrestre ait résisté si longtemps à  tout ce que l'univers lui a lancé à  la figure.

Au final, le livre de Terry Pratchett et ses acolytes est un un outil pratique grâce à  son index et un plaisir de lecture qui ravira encore plus les initiés du Disque-monde (une population quand même relativement large, qui va de Tom Roud à  Pénélope Jolicoeur). Et un bon cadeau de Noà«l, même si le livre de Bill Bryson le surpasse selon moi…

samedi 20 décembre 2008

Histoire de blogs : l'émergence de l'humanité

Ma chronique radio de décembre est dédiée à  Tom Roud, qui se demandait si la science doit être rentable. En effet, j'aborde pour une fois une question scientifique très fondamentale (dont je sais qu'elle lui plaira), bien éloignée de mes précédentes histoires sur le LHC, le scandale de la mélamine ou la rentabilité des éoliennes. Ceci pour montrer que les blogs abordent tout aussi souvent des questions plus fondamentales, qui n'attirent pas moins de commentaires. Je pense notamment ces dernières semaines à  des conversations autour de la physique quantique ou des notions de vérité et de réalité (si si !).

Mais c'est d'un autre exemple que je voudrais parler, tiré du blog de Jean Zin. Jean Zin est un libre penseur, fameux pour ses ouvrages de philosophie et à  plusieurs titres ” ce qui lui assure un lectorat nombreux et régulier, qui n'hésite pas à  laisser des commentaires. Dans un billet récent, il se livrait à  un longue réflexion sur l'émergence de l'humanité ("Qui sommes nous ? D'où venons-nous ?"), inspirée par un livre du paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin. La discussion tourne essentiellement autour du paléolithique, dont on se fait l'image d'un âge d'or où l'Homme, vit en harmonie avec son environnement, du produit de sa chasse et de la cueillette. Mais en fait, il s'avère qu'Homo sapiens a toujours été violent et a exercé une énorme pression sur son environnement et sur les ressources alimentaires, conduisant finalement à  la disparition de l'Homme de Néandertal.

Voici en fait comment Jean Zin résume les grandes étapes de l'hominisation :

  • le singe se redresse et sa main se libère, ce qui ouvrira le champ des possibles comme la fabrication d'outils
  • notre ancêtre n'a plus besoin de ses poils pour se protéger du soleil (ses cheveux lui suffisent) : il perd ses poils, ce qui lui permet de mieux se rafraîchir, donc d'éviter d'haleter et favorise l'utilisation de la bouche pour communiquer
  • le cerveau se développe, et notre alimentation s'enrichit en viande pour pouvoir lui apporter l'énergie nécessaire
  • notre ancêtre commence à  enterrer ses morts
  • la taille de la population se réduit, pour une raison inconnue, puisque 15.000 individus vivant il y a 50.000 ans suffisent à  expliquer la diversité génétique actuelle
  • après l'anatomie, c'est la société qui se modernise : débuts de l'art, des religions et mythes chamaniques, du langage narratif
  • enfin, avec la révolution néolithique, nos ancêtres domestiquent le chien, se sédentarisent et ouvrent la voie à  l'émergence des grandes civilisations.

A partir de ce billet, les lecteurs vont réagir. Un lecteur demande quel rôle ont joué les drogues dans cette histoire : pour Jean Zin c'est évident, il n'y a pas de société humaine sans drogues. Un lecteur approuve l'idée qu'avec l'apparition de l'agriculture, la qualité des aliments (surtout des céréales) a nettement diminué. Un autre estime qu'un vieil héritage biblique nous fait privilégier à  tort une origine unique à  l'humanité. Un troisième se demande si l'on n'est pas passé d'un extrême à  l'autre et si, finalement, ce n'est pas notre société moderne qui nous fait voir notre ancêtre comme très violent ; selon lui, quand des groupes se rencontrent, ils sont d'abord intéressés par les échanges sociaux et c'est bien ce qui a dû arriver dans la cohabitation avec l'Homme de Néandertal.

Jean Zin répond qu'en effet, les paléontologues sont souvent aveuglés par des croyances ou le politiquement correct, comme cet autre tellement laïque qu'il refusait de reconnaître que les hommes préhistoriques puissent avoir une religion. Par contre, le débat continue, de nombreuses questions restent ouvertes : y a-t-il eu métissage entre l'Homme de Néandertal et celui de Cro-Magnon ? Y'a-t-il eu un seul ou plusieurs foyers d'apparition de l'Homme moderne ? Il faut rassembler plus de pièces du puzzle pour pouvoir y répondre.

On le voit, les blogs permettent vraiment d'aborder tous les sujets scientifiques, même fondamentaux, et d'en discuter avec la Terre entière Par contre, je préfère vous prévenir ; les conversations familiales à  Noà«l risquent de ne pas être toutes de ce niveau-là  !

mardi 16 décembre 2008

La médecine scientifique selon "Grey's Anatomy"

Depuis quatre saisons, la série américaine "Grey's Anatomy" dissèque pour nous le monde de la médecine, encore mieux que ne l'avaient fait d'autres séries antérieures. Problèmes sentimentaux à  l'hôpital, difficultés relationnelles, attachement trop fort à  un patient conduisant à  enfreindre les codes d'éthique de la profession (l'histoire entre Izzie Stevens / Denis Duquette) mais aussi la voix off qui ouvre et referme chaque épisode sont là  pour nous rappeler que la médecine est une activité avant tout humaine et qu'elle est le paroxysme du théâtre de la vie (et de la mort).

Mais la 5e saison diffusée actuellement aux Etats-Unis a introduit un personnage détonnant dans ce paysage : le Dr. Virginia Dixon, interprété par Mary McDonnell… déjà  aperçue dans la série "Urgences" ! Le Dr. Dixon, contrairement à  ses acolytes, ne fait preuve d'aucune empathie et n'a aucun sens des relations sociales. Comme le veut la mode, les scénaristes l'ont affublé du syndrome d'Asperger, ceci expliquant cela. Mais, dans l'épisode 10 diffusé le 4 décembre dernier, elle révèle tout autre chose et sa fonction apparaît enfin.

Attention spoiler

Alors qu'une jeune patiente de 16 ans meurt devant ses yeux, le Dr. Dixon se réjouit de disposer ainsi d'une donneuse d'organes en bonne santé et s'étonne que la décision soit difficile à  prendre pour les parents de la jeune fille. Pour elle l'équation est simple, et elle ne peut se résoudre à  faire entrer les sentiments dans la balance.

Fin spoiler

Ce personnage, qui n'est pas plus "scientifique" que ses collègues (pensons par exemple au Dr. Shepherd et ses essais cliniques publiés dans une revue académique), est incontestablement moins humain. Le téléspectateur réalise alors en creux que l'exercice de la médecine est autant un art qu'une science ou une technique, autant une activité contingente et subjective que l'application stricte de méthodes dont l'efficacité a été rigoureusement démontrée. Cela semble évident ? Et pourtant ! Pendant que la communauté médicale s'écharpe autour de l'evidence-based medicine (EBM) anglo-saxonne, c'est-à -dire la médecine basée sur les preuves, le patient est ravalé au rang d'une unité statistique plutôt que d'un individu singulier. Pour les partisans de l'EBM, la statistique des essais cliniques randomisés et des méta-analyses fait force de loi et peut importe la cohorte minoritaire, seule compte le résultat de la cohorte majoritaire. Les cas isolés ou allant à  l'encontre du courant actuel sont redéfinis en anecdotes, en artefacts ou paradoxes. On imagine très bien tout cela sortir de la tête du Dr. Dixon.

Mais on voit aussi dans cet épisode de "Grey's Anatomy" que la médecine traite des humains et que la formation des futurs soignants doit intégrer la dimension sociale de la pratique médicale, à  l'instar de ces cours d'humanités donnés par des philosophes, éthiciens, historiens et sociologues dont Anne Rasmussen défend à  juste titre la raison d'être dans le numéro de décembre de La Recherche (p. 90). Comme l'explique dans Le Matin le rédacteur en chef de la Revue médicale suisse :

La médecine moderne est très technique, de plus en plus cloisonnée, il est donc important que les étudiants apprennent à  la relier à  la narration subjective que le patient fait de sa maladie. La littérature favorise cette approche du sens, d'autant plus précieuse que le patient attend beaucoup du médecin. Souvent, il projette sur lui des pouvoirs exagérés. Le médecin doit avoir conscience de cette image de « gourou », de son rôle devenu encore plus complexe avec l'effondrement des croyances traditionnelles.

vendredi 12 décembre 2008

Le changement climatique ne fait plus vendre

En marge de la conférence sur le climat de Poznan (Pologne), Maxwell Boykoff et Maria Mansfield (Université d'Oxford) ont présenté le résultat d'une étude de la couverture médiatique du climat depuis 2004 dans 50 journaux de 20 pays (via Dot Earth).

Leur diagnostic est sans appel : la bulle a éclaté et on n'est plus du tout dans la configuration qui prévalait il y a quelques mois et années :

Pour Ulf von Rauchhaupt, journaliste scientifique à  la Frankfurter Allgemeine Zeitung et blogueur, on peut interpréter cette nouvelle de plusieurs façons :

  • du côté positif : les sceptiques ne pourront plus dire que le réchauffement est une mode qui vise à  survendre sa recherche et obtenir en retour plus d'attention et de moyens ;
  • du côté négatif : on pourrait reprocher aux médias de ne plus jouer leur rôle et de ne pas endosser la responsabilité qui est la leur ; mais que celui qui n'a pas zappé l'énième reportage ou article sur le réchauffement leur jette la première pierre. En fait, il faudrait que le réchauffement s'accélère toujours plus ou qu'il s'arrête soudainement pour attirer de nouveau l'attention.

Comme souvent, il est difficile de faire la part des causes et des conséquences dans ce phénomène : baisse de l'intérêt du public, essouflement des négociations internationales, retour à  une situation de "science normale", situation économique actuelle devenue beaucoup plus pressante..., tous ces facteurs se mêlent pour peindre ce nouveau tableau. Mais surtout, nul ne sait comment cela va évoluer et l'effet que cela aura sur les perspectives climatiques. La Terre est déjà  un système complexe, et c'est une science de l'hyper-complexe qu'il faudrait pour traiter du système {Terre + société}.

lundi 8 décembre 2008

Trouver l'auteur : Science et historiographie

Ce quizz est une réponse à  Tom Roud, qui écrivait : la science n’est tout simplement pas capable d’expliquer des événements contingents ou aléatoires, car la science se préoccupe uniquement des événements reproductibles et des lois générales (c’est pour cela que l’histoire n’est pas une science, au contraire de l’économie).

Comme toutes les Sciences, l'Histoire est en elle-même et par elle-même une activité désintéressée. Elle ne se croit pas chargée d'approvisionner pour les vivants d'aujourd'hui et de demain un large compte en banque de "précédents" propres à  déterminer leur conduite. La seule leçon qu'elle prétende donner, c'est qu'il n'y a pas de leçons de l'Histoire. C'est que l'Histoire n'oblige pas. Sans quoi... — Sans quoi on prétendrait que, pour conjurer en 1945 une attaque combinée de tanks et d'avion, de V2 et de bombes atomiques — il eût fallu d'abord étudier les campagnes de Gustave-Adolphe, de Turenne, de Napoléon 1er ou même de Foch.

[Mà J 09/12, 10h19] : Bravo à  Oldcola qui a reconnu Lucien Febvre, dans son "Avant-propos" aux Trois essais sur histoire et culture de Charles Morazé (Librairie Armand Colin, p. vii, 1948). On touche là  à  l'école des Annales, d'émanation strasbourgeoise, qui renouvela le travail historique en France en sortant du recueil des faits et des biographies pour s'intéresser au "temps longs", aux mouvements sociaux. Selon un des principes de ce mouvement, l'historien doit oublier qu'il connaît l'issue des évènements qu'il étudie pour ne pas tomber dans une explication téléologique. On retrouve cela en histoire des sciences : Pasteur triompha-t-il de Pouchet parce qu'il avait raison ? C'est oublier qu'à  l'époque, il n'avait pas "raison" de la même façon qu'on le dirait aujourd'hui et qu'aucun de ses contemporains ne le "savait". Il a donc bien dû mener un combat, qu'il faut décrire et expliquer... Pablo a engagé une discussion sur ce sujet, promis, je lui réponds dès que j'en trouve le temps ! ;-)

jeudi 4 décembre 2008

Ce que le blog apporte à  la recherche

Jeudi soir avait lieu la soirée "Science 2.0" organisée par l'association C@fetiers des sciences. Je tiens à  remercier ceux qui nous ont rejoint pour la soirée : lecteurs de ce blog et d'autres, blogueurs du C@fé des sciences, membres de l'association, membres d'associations amies comme Plume ! ou Paris Montagne, journalistes et acteurs de la science en tous genres. Quelques photos sont à  retrouver sur la page Facebook du C@fé des sciences.

 Organisàƒ©e par l'association C@fetiers des sciences, au Centre de recherches interdisciplinaires<br /><br />Photo : Emmanuel

Je remercie également les intervenants : François Taddéi qui nous a offert de nombreuses pistes de réflexion sur l'histoire du transfert d'information, les révolutions majeures qu'ont été Internet ou le livre et la pratique scientifique du futur (avec notamment l'idée des scientifiques robots) et Gloria Origgi qui nous a expliqué comment le projet Liquid Publication vise à  "casser" l'article scientifique, en dissociant la fonction de communication scientifique de celle de l'évaluation, et nous a conduit à  travers quelques expériences dans le domaine de la philosophie avec son site Interdisciplines.

Pour ma part, j'ai pris un parti très pragmatique pour montrer ce que le blog peut apporter à  la recherche, à  travers une galerie d'exemples et quelques recommandations. Malgré un titre très similaire, il ne s'agit pas d'une redite de l'article écrit pour InternetActu (le titre me plaisait bien — je le dis d'autant plus facilement que ce n'est pas moi qui l'ai trouvé —, je me suis donc permis de le recycler) mais un extrait d'un diaporama plus long destiné à  présenter les blogs de science aux chercheurs. A noter que la technique m'a trahi et que j'ai été bien heureux d'avoir justement cette présentation en ligne sur Slideshare… science 2.0 rules!

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